France

09:22 11.02.2019 (mise à jour 10:46 11.02.2019) URL courte

Alors que le président de la réunion nationale Richard Ferrand a porté plainte pour dénoncer un acte grave après une tentative d’incendie à son domicile, les chercheurs doutent de l’absence de déclaration, ce qui évoque un certain nombre de zones grises sur la carte.

Dans le cas de l'incendie provoqué dans la maison privée de Richard Ferrand, des zones d'ombre subsistent. Selon les informations parues dans le journal du dimanche, les circonstances dans lesquelles l'incident s'est produit doivent encore être clarifiées. En particulier la date, qui ne peut correspondre à celle du dépôt de la plainte, vendredi dernier.

"Ce n'est ni le vendredi, ni la veille au soir, cela peut remonter de quelques jours", a déclaré le procureur de Brest, Jean-Philippe Recapé, au JDD.

Comme l'a noté le procureur général: "Il n'y a aucune prétention à cela, aucun signe sur les façades, comme nous l'avons vu dans la permanence de certains délégués depuis le début du mouvement des gilets jaunes."

"Si quelqu'un voulait vraiment tout laisser brûler, il lui suffisait de jeter le flambeau par la fenêtre", a-t-il déclaré, ajoutant que l'acte "ressemblait à une forme de menace ou d'intimidation".

Richard Ferrand a été victime d'une tentative d'incendie à son domicile à Motreff, dans le Finistère, où il a été élu député, a annoncé l'Assemblée nationale vendredi soir dans un communiqué.

Selon l'Assemblée, les gendarmes ont découvert sur place une enveloppe, un résidu de pneu et une torche faite maison imprégnée de carburant. La maison n'a pas été détruite, mais les vapeurs qui ont envahi l'intérieur semblent avoir causé des dégâts.

Richard Ferrand, à l'époque à Rennes, a placé deux photos sur Twitter qui montrent l'étendue des dégâts.

Plus tard, le président de l'Assemblée nationale a déposé une plainte pour dénoncer un acte grave.