France

15:44 12.02.2019 (mise à jour 16:25 12.02.2019) URL courte

L'Assemblée nationale a assuré la présence obligatoire dans les salles de classe du drapeau français et du drapeau européen, ainsi que des paroles de l'hymne national. L'amendement a suscité de vives protestations de la part des partis de gauche dénonçant la voix et de la tentative "d'œuvrer au nationalisme".

Les députés de l'Assemblée nationale, après l'avoir achevé, ont approuvé un amendement d'Éric Ciotti, précisant dans son édition finale que la présence du "drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge de l'Europe, ainsi que les paroles du choeur de l'hymne national est obligatoire dans chacune des salles de classe des établissements des premier et deuxième degrés, publics ou privés selon contrat ".

"Les valeurs et les symboles de la République appartiennent à tous les Français, ils doivent pouvoir les appliquer dès leur plus jeune âge", s'est félicité Eric Ciotti après le vote.

Je me félicite du vote sur mon amendement visant à rendre le drapeau français obligatoire dans toutes les classes de toutes les écoles de France: les valeurs et les symboles de la République appartiennent à tous les Français, ils doivent pouvoir les adopter dès le plus jeune âge.#PJLEcole #DirectAN pic.twitter.com/t8NiT8S109

– Eric Ciotti (Eciotti) 11 février 2019 г.

Les débats sur cet amendement ont toutefois suscité de vives protestations de la part de la gauche, aucun membre élu de cette partie de l'hémisphère ne pouvant parler.

"La présidence de la réunion vote en refusant de donner la parole aux groupes de gauche et sans demander l'avis du rapporteur sur le texte, celui-ci est adopté en toute confusion et j'ai demandé une nouvelle délibération. par le président du comité ", a critiqué Elsa Faucillon sur Twitter à propos du vote.

Le président du tribunal vote en refusant de donner la parole aux groupes de gauche et sans demander l'avis du rapporteur du texte. Il est adopté dans la confusion totale. J'ai demandé une nouvelle délibération. Demande soutenue par le président du comité.

– Elsa Faucillon (@ElsaFaucillon) 12 février 2019 г.

George Pau-Langevin, membre de la commission de la culture et de l'éducation, se plaint pour sa part d'une mesure visant à "s'amuser", ce qui peut être considéré comme une "méfiance" à l'égard des enseignants responsables de leur chambre de classe.

Le député français insubordonné Michel Larive a jugé "suffisante" la présence de drapeaux dans les frontons des institutions, "pour encourager le respect de la patrie sans pour autant aller au nationalisme" et pour dire que "les écoles ne sont pas des casernes".

Vu l'exaltation, le président de la commission de la culture et de l'éducation, Bruno Studer, a demandé un deuxième débat sur cet amendement. Cela ne se produit qu'à la fin de l'évaluation du texte, le 16 février.