France

09:06 12.02.2019URL court

Après une balise "anti-RN" peinte la veille d'une réunion de fête dans la Manche, Marine Le Pen a déposé une plainte le 11 février pour menaces de mort. Cette plainte s'inscrit dans le cadre de violences non parlementaires, que Mme Le Pen avait précédemment condamnées.

Marine Le Pen a porté plainte lundi pour menaces de mort après une étiquette collée sur le mur de la salle où elle s'est réunie samedi à Saint-Ebremond-de-Bonfossé, dans la Manche.

"En tant que président de l'association nationale Rassemblement, anciennement Front National, j'ai l'honneur de porter plainte entre vos mains pour crime de menaces de commission d'un crime dont la tentative est punie d'une peine de prison de six mois dans ce cas des menaces de mort ", écrit le président de l'Assemblée nationale dans une lettre à la Cour suprême de Coutances (Manche), Cyril Lacombe, dont l'AFP a reçu copie.

"AIR HATE: une balle à l'avant" a été lu samedi sur un mur extérieur de la salle polyvalente de la ville, où a eu lieu la collecte d'environ 500 militants, partiellement recouverts d'affiches de la RN.

L’étiquette aurait été peinte "vraisemblablement" la veille de la réunion, vendredi, selon Mme Le Pen.

Cette plainte s'inscrit dans un climat de violence non parlementaire, en particulier contre les membres de la majorité, qui ont atteint un plateau la semaine dernière avec une tentative d'incendie au domicile du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.

"Nous n'attaquons pas les élus", a défendu samedi devant la presse en marge de la rencontre avec Marine Le Pen, également membre du Pas-de-Calais, et qui a noté "une augmentation de la violence", notamment du parti de la souveraineté a été victime pendant si longtemps.